La sédentarité : à ne pas confondre avec l'inactivité physique

Distincte du manque d'activité physique, la sédentarité est un enjeu de santé publique majeur, aux conséquences physiques, mentales et cognitives bien réelles.
4 mai 2026 par
La sédentarité : à ne pas confondre avec l'inactivité physique
SMIE
On peut faire du sport plusieurs fois par semaine et rester, sans le savoir, exposé aux risques d'une trop grande sédentarité. La distinction est subtile mais importante : la sédentarité désigne le temps passé assis ou allongé, alors que l'inactivité physique correspond à un volume d'exercice insuffisant au regard des recommandations de l'OMS (150 à 300 minutes d'activité modérée par semaine pour un adulte). Autrement dit, un coureur du dimanche peut être à la fois sportif et très sédentaire si son métier l'oblige à rester assis sept à huit heures par jour.

Les conséquences sont aujourd'hui bien identifiées. Au-delà de huit heures assis quotidiennes, les autorités sanitaires alertent sur la hausse du sucre dans le sang, les douleurs musculo-squelettiques et l'augmentation du risque de diabète de type 2, de cancers et d'accidents cardiovasculaires. L'impact se mesure aussi sur le mental : anxiété, dépression et baisse de certaines capacités cognitives, comme l'attention et la prise de décision. Plus surprenant encore, des seniors peu sédentaires peuvent obtenir de meilleurs scores cognitifs que des jeunes pourtant sportifs mais souvent assis.

La bonne nouvelle, c'est que des gestes simples permettent de rompre cette immobilité : se lever toutes les heures, marcher pendant les appels, opter pour un bureau réglable, privilégier les escaliers ou bouger un peu en cuisinant et en jardinant. Mieux comprendre ce qu'est réellement la sédentarité est déjà un premier pas pour préserver durablement sa santé physique et mentale.

Source : En savoir plus

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SMIE 4 mai 2026
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